LE CHIEN D'ACCOMPAGNEMENT DE RECHERCHE

LE CHIEN D'ACCOMPAGNEMENT

LE CHIEN D'ACCOMPAGNEMENT DE RECHERCHE ET DE SECOURS

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INTRODUCTION

Le chien, bien que possédant des qualités olfactives naturelles largement supérieures à celles de l’homme, est inefficace si ces qualités ne sont pas développées et canalisées par un entraînement régulier.

L’accompagnement est utilisé en recherche de personnes sans odeur de référence. Le chien évolue soit en liberté soit en longe, sa mission étant de fouiller une zone déterminée et de signaler par ses aboiements la présence d’une victime. Il est complémentaire au pistage (recherche avec un objet de référence).

L’accompagnement est initialement un exercice purement militaire dont le but  est de retrouver et intercepter  un  suspect ou  un ennemi.

Cet exercice a été orienté sur la recherche de victimes dans  le secours aux  personnes égarées, aussi bien  sur des zones topographiques  (forêt, pré, buisson) que dans des bâtiments, véhicules, etc.

L’accompagnement est similaire au questage pour la recherche de personnes égarées, la différence portant  sur la méthodologie :

   - en questage on dirige le chien, que ce soit en zone topographique(en quinconce), en zone jalonnée (en quinconce) ou en ligne ;

    -en accompagnement on ne dirige pas le chien, il travaille au devant de son maître et fouille le terrain ou les bâtiments.

BUT

Apprendre au chien à fouiller méthodiquement le terrain ou les bâtiments pour retrouver une ou plusieurs victimes, points chauds ou indices.

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LES QUALITÉS REQUISES DU CHIEN D’ACCOMPAGNEMENT

QUALITÉS PHYSIQUES 

Le chien doit être en bonne santé (certificat vétérinaire), sportif, joueur, souple, énergique, endurant, robuste, rustique (indifférent aux intempéries).

QUALITÉS PSYCHOLOGIQUES

Vigilance, stabilité émotionnelle, courage, persévérance, sociabilité, vitalité, goût aux jeux et  une certaine indépendance.

QUALITÉS SENSORIELLES

Sensibilité tactile (le sens tactile et le sens kinesthésique permettent au chien de se déplacer sans regarder où il pose les pattes et ce quel que soit le terrain), l’ouïe, la vue, l’odorat.

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GÉNÉRALITÉS

Ne jamais mettre le chien en échec.

En dehors des entraînements, il faut lui consacrer des moments récréatifs qui permettent au maître :

D’observer son chien en dehors des situations de travail,

De lui donner un semblant de liberté qui lui fait oublier les contraintes, le jeu le rendant plus calme et équilibré.

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FOUILLE DE TERRAIN

Le chien doit être accoutumé aux endroits sombres qu’il doit appréhender avec aisance, l’obscurité des lieux ne devant pas être un obstacle. La transition entre lumière et endroits obscurs ne doit pas perturber le chien.

Il doit être capable d’évoluer sur des endroits accidentés avec divers obstacles artificiels ou naturels.

Il doit être indifférent aux bruits, animaux, humains, véhicules et odeurs nuisibles.

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PREMIÈRE PHASE

Elle se fait sous forme de détente et de jeux qui consistent à apprendre au chien à se déplacer de jour comme de nuit sur des terrains variés, dans des hangars, des bâtiments, etc.

La détente se fait chien en laisse puis sans laisse, entrecoupée d’exercices et de jeux divers comme le rapport d’objets, le rappel, des exercices de motivation à l’objet, etc.

Il faut habituer le chien aux bruits, objets et situations diverses pour le faire évoluer et le socialiser.

Lorsque le chien évolue sans hésitation et sans chercher le soutien de son maître, on passe à la phase suivante.

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DEUXIÈME PHASE

Elle consiste à apprendre au chien à se détacher de son maître, à fouiller méthodiquement le terrain  et à ne pas hésiter à aller dans des endroits sombres où comportant des obstacles.

Il est important de cacher des plastrons dans des caches accessibles et, pour les plus débutants, faire des départs à vue quand le plastron va se cacher.

Le maître devra encourager et motiver son chien pour qu’il ne se laisse pas distraire et reste concentré sur sa recherche.

Le chien travaillera au devant de son maître, par le commandement « en avant, cherche », le maître ne devant pas influencer le chien sur sa recherche.

Le plastron ou victime devra fixer le chien et déclencher l’aboiement jusqu’au retour du maître qui récompensera son chien. Attention pour les chiens débutants ou timides, c’est le plastron qui récompensera le chien.

Très important : pour le chien d’accompagnement on peut solliciter du chien un simple marquage afin ne pas effrayer la victime ou pour des raisons de discrétion

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TROISIÈME PHASE

En fonction des progrès du chien, on va travailler sur des caches inaccessibles, aériennes ou souterraines. Pour les caches aériennes, il faut augmenter progressivement la hauteur car le chien n’a pas forcément le réflexe de lever la tête.

On peut placer deux ou trois plastrons ou victimes, et surtout varier les endroits et la difficulté.

Le chien se mécanise rapidement, il est donc très important, que ce soit dans des bâtiments ou dans la forêt, de varier le placement du plastron (ou victime) : si, au premier passage, la victime a été placée à gauche, au passage suivant il faudra  la placer à droite et si, au premier passage, le plastron était placé éloigné du départ, au deuxième passage il faudra le placer plus près du départ.

Il ne faut surtout pas brûler les étapes : alterner un entraînement avec des difficultés pour faire progresser le chien, puis un entraînement avec des exercices plus simples pour éviter de démotiver le chien.

Ne pas hésiter à faire un pas en arrière dans la progression du chien pour obtenir une base solide et éviter ainsi de lui mettre la pression.

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LES RÉCOMPENSES

Divers moyens de récompense peuvent être utilisés. Privilégier le boudin, la balle ou le jouet préféré, mais pour ceux que cela n’intéresse pas suffisamment, utiliser les friandises.

Surtout  ne pas négliger les caresses et la récompense verbale.

L’OBÉISSANCE

Le chien d’accompagnement doit avoir les bases de l’obéissance comme le « assis », le « couché », le « debout », l’immobilité, le rappel au pied, la motivation à l’objet, la marche au pied, le blocage avec rappel, l’en-avant (très important), le saut d’obstacles, le passage d’obstacles tout terrain, l’aboiement, le marquage d’indices.

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LA SOCIABILITÉ

Le chien doit être sociable et maîtrisé avec les humains et les animaux.

Il doit également être indifférent aux bruits, objets, endroits sombres, et ne pas être perturbé par la nuit ou les situations particulières.

LE MATÉRIEL

Le matériel obligatoire :

Pour une recherche où il n’y a pas de risques et où le chien peut être en liberté, il travaillera sans aucun matériel. De nuit, il lui faudra un harnais réfléchissant et une petite lumière clignotante.

Sur des zones à risques ou pour un travail de précision, le chien portera un harnais et sera tenu en longe.

Pour le travail en bordure de cours d’eau, de lac ou d’étang, prévoir un gilet de sauvetage.

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CONCLUSION

La formation du chien d’accompagnement ne présente pas de difficultés majeures mais il faut adopter un travail progressif selon le caractère du chien et ne pas brûler les étapes.  Le maître doit toujours se remettre en question et ne jamais rejeter la faute sur le chien.

Les entraînements doivent être pratiqués en continu et de manière assidue,  quelles que soient les conditions météorologiques.

Le chien doit suivre une progression d’endurance sous surveillance afin d’exacerber ses qualités.

Si le chien n’est pas pisteur, lui faire quand même de l’initiation.

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FAIT LE JEUDI 12 JANVIER 2017 PAR PATRICK CONRAUX